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Ma maîtresse de maternelle mangeait la moitié de mes goûters : Respect !

Ma maîtresse de maternelle mangeait la moitié de mes goûters : Respect !

by Cedric Beau mars 08, 2017

Il y a un peu plus de 25 ans, alors que j’étais en maternelle et que je n’étais pas encore très habile de mes mains, je ne savais pas faire mes lacets, ni ouvrir mes goûters.

Mes parents se chargeaient des lacets le matin, quand nous nous préparions à partir. Et ils eurent même la bonne idée de m’acheter plusieurs paires de basket à scratch après quelques tentatives vaines à m’expliquer comment faire les lacets.

A ma décharge, c’est très technique les lacets.

Très technique.

Pour les goûters, ce fut une autre histoire.

Parce qu’à la récréation de 10h, mes vieux n’étaient pas là pour m’aider à les ouvrir. Et que même les goûters à « ouverture facile », c’était pas si facile que ça.

Il fallu alors que je me repose sur le service de ma vielle (et laide) maîtresse.

Elle était redoutable.

Rien que l’idée de lui demander de l’aide m’effrayait…

Pourquoi?

Parce qu’à chaque fois qu’elle ouvrait le goûter de quelqu’un, il fallait qu’elle en mange la moitié…

Je ne sais pas si c’était sa manière à elle de nous faire comprendre que nous devions apprendre rapidement à nous débrouiller tous seuls.

Ou si elle avait un contrat avec un laboratoire pharmaceutique pour rejoindre un groupe de test d’un nouveau médicament pour les diabétiques.

Ce que je sais par contre, c’est que ça m’a marqué.

Tu m’étonne, 25 ans plus tard j’en parle dans un post destiné à des entrepreneurs !

À l’époque, le dilemme était le suivant : soit je ne mangeais pas mon goûter, soit je le partageais avec la maitresse.

Je choisis la seconde option durant quelques mois, et j’appris effectivement rapidement à ouvrir mes propres goûters…

Bien plus rapidement que de faire mes propres lacets, si le détail vous intéresse.

Mais revenons à nos poumons :

Ce qui est important dans cette histoire, c’est que j’ai pensé longtemps n’avoir que deux choix :

Soit être un loser sans goûter, soit être plutôt satisfait avec un demi-goûter.

Ne parlons pas tout de suite du troisième choix (celui me permettant alors de garder 100% de mes goûters grâce à l’apprentissage technique de l’ouverture d’emballages crantés en matière mi-plastique mi-aluminium), car l’histoire ne s’arrête pas là :

Les années passèrent, et j’entrais alors en primaire.

J’étais toujours dans la même école, la cour de récréation étant donc partagée avec les maternelles.

Un jour, alors que je regardais mon ancienne (et de plus en plus laide) maîtresse faire souffrir ses nouveaux élèves en bouffant la moitié de leurs goûters, j’eu l’illumination :

« En voila une aubaine !

« Elle arrive à se faire l’équivalent de 8 goûters entiers en aidant des pauvres gosses à ouvrir les leurs! Non seulement ils sont contents de pouvoir manger 50% de leur casse-croûte, mais en plus elle s’en met plein la panse sans avoir à dépenser un seul franc (oui, c’était des francs à l’époque, arrêtez de m’interrompre, j’ai des infos importantes à vous donner après moi) de son argent de poche…

Je me dis alors :

« Quand j’serai grand, j’serai prof !!

Quinze ans plus tard, mon rêve se réalisa.

Pas celui d’être prof, mais celui d’être entrepreneur.

Car dans mon histoire adulte, certes les intervenants ont changé, mais la logique est toujours la même :

Le gamin que j’étais est devenu un salarié, mon goûter est devenu mon revenu.

La maîtresse qui n’en a jamais assez est devenue « les entreprises » (et le gouvernement).

Il ne m’aura fallu qu’un an et demi pour comprendre que l’histoire se répétait, et décider de démissionner en me donnant pour but de devenir soit free-lance (100% du goûter), soit entrepreneur (plein de petits pourcentages de goûters, qui additionnés donnent nettement plus que 100%).

Mon métier serait désormais d’être un producteur, et non plus un simple consommateur…

J’ai, depuis plus de 5 ans déjà, choisi de changer la vie des gens.

De les aider à résoudre leur problèmes, en échange d’une partie de leurs revenus.

Je suis devenu entrepreneur.

Rejoignez moi :

> https://youtu.be/iN9PrFWbzBM

P.S. : idée produit : une boite à goûter à scratch. Pub facebook à cibler pour les enfants de 2 à 5 ans de l’école Paul Cézanne à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord de la France. Si ça se trouve, ça existe déjà les boîtes à goûter à scratch. Ça ne m’étonnerait pas…

P.P.S. : si l’idée de l’entreprise ne vous plait pas, il y a la seconde option : montez un gouvernement.

A voir les médias ces derniers jours, pas besoin d’être super calé pour faire de la politique. Pour moi c’est plus la partie « coup d’Etat » qui me rebute. Je suis pas trop belliqueux. Mais si ça vous tente, vous gênez pas.

P.P.P.S. : alors oui, ça veut bien dire que vous serez vu à la fois comme une maîtresse qui « profite » bien du système, mais aussi comme une maîtresse sans qui les autres n’auraient pas de solution à leurs problèmes d’ouvertures de goûters.

Rien ne vous empêche, une fois repu, d’ouvrir les goûters sans en manger la moitié, ou d’allouer ces moitiés supplémentaires à d’autres personnes qui en auraient besoin (en sauvant des vies, en construisant des puits en Afrique, des écoles dans les campagnes chinoises, ce genre de choses).

P.P.P.P.S. : Revoici le lien, parce que les P.S. étaient quand même bien longs :

> https://youtu.be/iN9PrFWbzBM

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